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03/07/2014

Un plan pour l’aide à domicile à l’automne 2014?

Les associations d’aide à domicile montent au créneau. Elles veulent  bénéficier d’un coup de pouce des pouvoirs publics qui leur permettrait de diminuer leurs charges sociales. En effet, Le gouvernement envisage d’aider les particuliers employeurs - ils sont plus de deux millions aujourd’hui - en leur accordant un bonus social. Actuellement, les charges patronales jouissent d’un abattement de 0,75 euro par heure déclarée. Ce bonus pourrait être doublé et passer à 1,50 euro.  Coût de la mesure pour l’Etat : 200 à 300 millions d’euros par an. Cette décision intervient alors que la très active Fédération des particuliers employeurs (Fepem)  - qui réclame une exonération de deux euros par heure travaillée – chiffre à 16 500 le nombre de postes perdus en 2013 dans ce secteur. En cause : les suppressions successives, en 2010 par le gouvernement Fillon et en 2012 par celui de Jean-Marc Ayrault, des abattements de cotisations accordées jusqu’alors à ce secteur.


Les associations d’aide à domicile, qui emploient 220 000 salariés, en appellent elles aussi à la solidarité nationale pour faire face aux difficultés qu’elles rencontrent depuis cinq ans.  Elles veulent bénéficier du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en vigueur depuis 2013. Cette réduction d’impôt dont le taux a été porté à 6% des rémunérations brutes le 1er janvier 2014 équivaut à une baisse de cotisations sociales. Les grandes fédérations du secteur (Adessa domicile, ADMR, UNA, FNAAFP/CSF) demandent la mise en place d’un dispositif comparable pour les associations et déplorent que le gouvernement « reste sourd à leur demande. » « Le secteur a perdu 25 000 emplois en trois ans et les salaires sont gelés depuis 2009 », souligne Hugues Vidor, le président d’Adessa domicile, rappelant que 60% des salariés du secteur sont payés au niveau du smic. Les associations craignent  notamment que les moyens financiers supplémentaires attribués à l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) dans le cadre de la future loi d’adaptation de la société au vieillissement (soit 375 millions d’euros par an) ne suffisent pas à redresser la barre.

 

Depuis 2011, le secteur non lucratif a été soutenu par plusieurs fonds de restructuration (d'un montant total de 130 millions d’euros) pour éponger les pertes des structures défaillantes. Il n’empêche qu’aujourd’hui encore les associations sont confrontées à un effet ciseaux entre des tarifs horaires fixés par les départements, souvent insuffisants pour rémunérer le personnel au niveau de sa formation, et les restrictions des plans d’aide APA accordées aux personnes âgées. Résultat : « De très nombreux bénéficiaires renoncent à tout ou partie de leur plan d’aide car leur reste à charge devient trop important pour leurs ressources », rappellent les fédérations d’aide à domicile.

 

Un rapport de la commission des Affaires sociales du Sénat, publié le 12 juin, préconise d’ailleurs « un engagement financier plus fort de l’Etat » dans le secteur. Les sénateurs recommandent la mise en place d’un tarif national de référence de l’APA, modulable selon les départements, « qui prendrait en compte les coûts supportés par les services ».  Selon eux, cette mesure  permettrait de rééquilibrer la répartition du financement de l’Allocation autonomie entre les conseils généraux (70%) et l’Etat (30%).  Une revendication ancienne des départements car lors de sa création en 2002, l’APA devait être financée à parité par l’Etat et les collectivités départementales.  Le gouvernement n’a  pas réagi officiellement au rapport sénatorial. Mais Laurence Rossignol, la secrétaire d’Etat  chargée des Personnes âgées, invitée à l’assemblée générale de l’UNA, poids lourd du secteur associatif, a annoncé le 23 juin qu’elle lancerait en septembre « un plan d’action pour faire avancer plus rapidement et plus efficacement le chantier de l’aide à domicile ».  Affaire à suivre…

Commentaires

ayant fait un avc voilà 7 ans aucune aide du conseil gènèral je prècise ,je vie seule dans mon pavillon.

Écrit par : destraux | 06/07/2014

Bonjour,

Après avoir eu un cancer en 2007, j'ai eu recours à une aide à domicile. Je me suis adressée au CCAS de la Municipalité, qui a constitué un dossier de demande de l'APA (Allocation autonomie). Après qu'un médecin du Conseil Général soit venu me voir à mon domicile, elle m'a été attribuée depuis je la perçois mensuellement. Il faut savoir que les ressources du bénéficiaire sont bien entendu considérées. Personnellement je n'ai pas un reste à charge important. Selon le degré de la maladie nous sommes classés par catégories 1-2-3-4. Vous devez donc vous adresser au C.C.A.S (Action sanitaire et sociale) qui se chargera de vous informer aussi pour la marche à suivre, il deviendra ensuite le Prestataire qui assurera l'aide. En espérant que vous obteniez satisfaction, cordiales salutations.
Chantal

Écrit par : Chantal | 06/07/2014

merci à Chantal qui a très bien résumé la démarche à suivre, ancienne pro de services à domicile, je suis maintenant aidé à mon tour et j'apprécie croyez moi, j'ai 66 ans et je suis veuve, et je remercie de pouvoir ètre secondé , n'hésitez à demander de l'aide à vos mairies elles sont efficaces . Amicalement à toutes les lectrices



chrystine du 56

Écrit par : LECOQ BELBEOCH Chrystine | 10/07/2014

Etant donné que la proportion de seniors dans la population est en augmentation, il devient urgent de mettre en place des mesures pour favoriser tous les services d'aide à domicile...

Écrit par : Clémence | 06/08/2014

le fait de passer par une association pour les aides a domicile pose probleme car mon handicap + 80% n'est pas pris en compte . On retient seulement l'age de la personne
alors que si je passe par le cheque emploi service j'obtiens la reduction de 1.50euro par heure d'emploi

Écrit par : thil | 08/09/2014

je viens de recevoir pour la 1ere fois une aide a domicile..............hors cette aide exclue tous travaux un peu pénibles (les vitres 1 seule par passage, les sols, pas de serpillere, c'est trop de fatigue à tordre
pas de poids à soulever ou déplacer ........enfin bref tout ce que l'on ne peut plus faire quand on atteint 80 ans. Alors ce nest pas la peine de déplacer quelqu'un qui ne PEUT PAS FAIRE ce que nous, NOUS NE POUVONS PLUS FAIRE. J 'ai souvenance de l'époque où je travaillais (j'étais secrétaire) et qu'il ne me genait pas de donner à mon bureau, le coup de balai ou de serpillere sans trouver celà déplacé. je ne m'étonne plus que dans ces conditions les jeunes disent ne pas trouver de travail s'ils ne veulent pas se salir les mains. Alors à quoi bon dans mon cas une aide menagère

Écrit par : josette forlico | 22/03/2015

Les commentaires sont fermés.

 
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