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14/02/2014

Loi autonomie : Les associations attendent de voir… et le député s’enthousiasme !

Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement présenté devant le Conseil économique social et environnemental le 12 février ne soulève pas vraiment l’enthousiasme des associations de retraités, de France Alzheimer ni des responsables des structures d’aide aux personnes âgées. Si tous saluent les intentions du texte porté par la Michèle Delaunay, la ministre des Personnes âgées et de l’Autonomie, tous s’inquiètent de la faiblesse des fonds supplémentaires alloués à la prise en charge de la perte d’autonomie. Ainsi, Générations mouvement (ex-Aînés ruraux) pointe « un manque crucial de ressources financières ».  L’Association des directeurs au service des personnes âgées (Ad-PA) souligne qu’avec « des ressources réduites aux 650 millions € de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa), les ambitions du présent texte sont nécessairement modestes. Augmenter l’APA à domicile, mieux aider les aidants, revaloriser un peu les salaires des professionnels à domiciles est utile et positif même s’il faudra aller beaucoup plus loin pour dépasser la crise grave que vit le secteur. »


Mais France Alzheimer se montre la plus critique. L’association qualifie l’apport de la Casa de « goutte d’eau » au regard des besoins des familles qui financent de leur poche un reste à charge évalué à 1000€ par mois. De même, L’association doute que l’équité soit au rendez-vous de la loi. « En renforçant le rôle des Conseils généraux(…) la loi accentuera les inégalités territoriales, s’inquiète-t-elle, le renforcement du rôle des départements devrait s’accompagner d’une harmonisation minimum sur tout le territoire des critères d’évaluation des niveaux de dépendance. »  Autre « incohérence » soulignée, la revalorisation de l’Apa à domicile. « Les revalorisations les plus importantes (400€ et 250 €) concerneraient surtout les personnes classées en Gir 1 et 2, alors que 84% des personnes classées en Gir1 vivent aujourd’hui en établissement et ne sont donc pas éligibles à cette revalorisation.»  En effet, la  prise en charge des résidents de maison de retraite fera l’objet d’une seconde loi à venir. Quant au droit au répit instauré  par la future loi (via une aide de 500 € par an), c’est une « excellente ambition », à condition que les aidants puissent «accéder financièrement aux formules de répit » et qu’ils puissent trouver des structures adaptées à proximité de chez eux. « Sur ce dernier point, il est donc important de relancer des appels projets gelés depuis juin 2011 et la fin du dernier plan Alzheimer. » 

 

L’énergique présidente de France Alzheimer , Marie-Odile Desana, ne mâche pas ses mots :  « Alors que le gouvernement revendique « écoute et concertation », aucun débat n’a été ouvert sur les modes de financement de la perte d’autonomie. Il s’agit pourtant d’une question centrale. De nombreux députés, au sein même de la majorité, ne manquent pas de rappeler que les montants alloués sont en deçà des besoins. » C’est le cas notamment de Jérôme Guedj. Député de l’Essonne, dont il préside également le Conseil général, il est l’un des représentants de l’aile gauche du Parti socialiste. Dans son livre « Playdoyer pour les vieux » paru en octobre 2013 (éditions Jean-Claude Gawsewitch), il rappelle que certains conseils généraux, confrontés à l’afflux des demandes d’APA « sont contraints de baisser le niveau des plans d’aide alloués (…) Ainsi la dépense d’APA à domicile a diminué entre 2010 et 2011, passant en moyenne de 376 à 372€. »

 

Pour sa part, le député de l’Essonne applaudit le projet de loi qu’il qualifie « d’essentiel, parce que pour la première fois dans notre pays, une vision positive du vieillissement est portée pour la Nation tout entière», écrit-il, lyrique, dans un long communiqué. « Ce projet de loi est charpenté politiquement parce qu’il prévoit un financement solidaire (via la Casa), excluant le recours généralisé aux assurances privées envisagé avant 2012. » Il restera cependant à trouver de nouveaux financements pour faire face aux besoins, en particulier, dans les maisons de retraite. Un gros morceau. Le gouvernement a prudemment reporté ce deuxième acte de la loi autonomie. Des concertations vont débuter en mars prochain, mais elles n’aboutiront pas à un texte législatif avant la seconde partie du quinquennat. Dans son livre, le député Guedj a quelques idées pour abonder les fonds indispensables à l’aide au grand âge : augmenter les droits sur les successions et les donations (une taxe de 1% rapporterait 1.5 milliard €), aligner la CSG des retraités sur celle des actifs (dans le cadre d’une harmonisation fiscale fusionnant l’impôt sur le revenu et la CSG), étendre de la contribution sociale pour l’autonomie (l’argent du fameux « lundi de Pentecôte ») aux indépendants, commerçants, artisans, agriculteurs qui en sont exonérés (gain annuel: 375 millions € ). A suivre…

Commentaires

Pourquoi n'encourage-t-on pas l'assurance individuelle, avec avantage fiscal comme l'assurance vie ou les dons avec réduction à 55% sur le RI ? ?
ça soulagerait le budget social des conseils généraux, en faisant appel à des fonds privés.
je paie environ 200€ par AN. un déduction de 55¨inciterait davantage de particuliers à faire sortir des fonds des assurances plutôt que du Trésor qui verse plus que ça par mois... à côté de la réduction ! !

Écrit par : Beaussier | 16/02/2014

LA LOI sur la perte d'autonomie :en effet le débat n'a pas été engage avec les gens du terrain .Je veux parler des OS,des ASSOCIATIONS des différentes instances engagées dans cette problématique .De plus pour quoi faire d'abord maintien a domicile et ensuite établissements .Pourquoi ne pas prendre en compte la problématique par la securite sociale?Retraite ou pas la perte d'autonomie est due a la maladie non?
la proposition pour les aidants de 500e pour pouvoir avoir du repit :les malades seront accuillis dans les EPHAD? pas de place et pas assez de peronnele alors comment faire?
besoin d'un servie public qui s'occupe de cela de A a Z qui aiderait les aidants ,qui soulagerait tout ce qui est papiers et recherches de financement
affaire a suivre

Écrit par : mondot | 16/02/2014

Autant je partage le l'idée que donner plus de pouvoir aux conseils généraux ne va pas dans le bon sens, autant je ne peux cautionner la demande de plus de moyens financiers.
Déjà cette charge ne devrait pas incomber aux départements mais à l'état pour garantir une plus grande égalité de traitement et surtout ne pas donner aux CG le prétexte d'alourdir la fiscalité locale.
Ensuite, avant de chercher comment dépenser plus, cherchons à dépenser moins en se penchant sur le bilan des EHPAD, il y a de grosses économies à faire.
Mais nos politiques ne sont pas dans cette logique.

Écrit par : Borie | 16/02/2014

Je pense beaucoup trop de lois, de réunions et de discussions inutiles.
Une personne qui vieillit n'est pas forcément malade, mais certaines ont besoin d'aide quand l'organisme vieillit. Garder les personnes à domicile est la meilleure solution dans la mesure du possible. Une organisation entre la famille et éventuellement l'aide d'associations d'aide à domicile (si ces dernières veulent bien ne pas se "défiler" au moment où ça devient plus difficile à gérer-vieillissement+++) cas où ces associations peuvent utiliser leur droit de retrait et ne plus intervenir !
Le versement de l'APA à un membre de la famille est compliqué et difficile à obtenir, avec demande par le conseil général de tout un tas de documents , même si tout le monde s'est déplacé pour constater l'état de santé de la personne vieillissante et vous conseille volontiers de la placer en institution, sans chercher à savoir si c'est une bonne chose et si vous pourrez payer la note en HEPAD !
Etant concerné, je trouve que les cafés-mémoire et compagnie ne servent pas à grand-chose, si les aidants doivent "sortir" pour se ressourcer, qu'on leur offre autre-chose que de se rencontrer entre eux pour parler de ce qu'ils vivent déjà au quotidien.
Il faudrait des personnes capables de gérer quelques jours ce que gére la famille auprès de la personne aidée par exemple, mais on ne peut compter sur beaucoup...

Écrit par : Boris | 16/02/2014

Vous savez sans doute,mais quant il y a une vrai volonté à la base d'un projet pour penser le problème.....OU ON TROUVE DES MOYENS ....ou ON SE TROUVE DES EXCUSES!!!!


apres quand on aura compris que tout ce beau monde s'entend sur la notion de POUVOIR....et qu'ils ont bel et bien des intérets financiers communs......Comment voulez vous qu'ils imaginent ne serait un instant ,donner la parole aux concernés par la dépendance,et leur REEL projet de vie????que ca leur est permis....
Comme s'ils voulaient tourner un REMAKE DES EXPERTS............nous ,la base ,on ne sait rien....biensur....
parcontre Art thérapeuthe et bienveillants s'étant mobilisés bien avant que ne s'installent des conflits d'intérets,NOUS....ils seront sans doute bien contents de nous trouver comme alternative au placement....car meme à 4000e/mois le desert affectif reste le meme quand on se cache derriere la fameuse BLOUSE BLANCHe.....qui ne vaccine pas contre la dépendance.....et je dirai meme HEUREUSEMENT que nous avons la possibilité de vivre notre vie entiere avec la conscience heureuse d'etre sans cesse tous INTERDEPENDANTS!!!et c'est tant mieux.........

Écrit par : champagnon | 02/03/2014

Bravo pour le texte loi autonomie : priorité au logement en préparation au sujet des
résidences services . Vivant cette expérience en tant que sociétaire propriétaire et sociétaire propriétaire bailleur , il est inquiétant de voire les charges trimestrielles augmenter , d'autant plus que le gérant et la direction nous refusent l'accès des données
comptables et la liste des sociétaires . Avec un groupe de mécontents nous venons d'engager une procédure judiciaire à fin d'obtenir une transparence totale sur l'activité de la société ,notre directrice nous adresse un appel de fond trimestriel sans le
moindre détail du montant des charges . Notre résidence située à Cannes est une belle
résidence , hélas gérant et personnel administratif agissent comme s'ils en étaient propriétaires ,alors qu'ils ne sont que nos employés ! Nous attendons que justice se fasse.

Écrit par : MULLER Norbert | 13/03/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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